|
|
|||
|
Lalande.
|
25
|
||
|
|
|||
|
faire à fon engagement, ct de fe rendre à la foire aux heures que les compagnies s'affemblent, il s'eft avifé de s'abfenter de tems cn tems, de refufer des compagnies entières ; ce qui a. fait un tort confidérable au plaignant. Et lorf-qu'il a voulu remontrer le dommage qu'il lui faifoit, il l'a menacé en lui difant que, s'il fe plaignoit à M. Ie Lieutenant de police ou au conimiiTaire, les coups d'épée ne lui manqueroient pas. Le plaignant en a parlé, et s'eft plaint tant au receveur des deniers de l'Hôpital général qu'aux officiers de Ia foire, des réprimandes defquels il s'eft moqué et continue toujours dc repré-fenter quand il lui plaît. De forte que ledit Jean Chriftophe, au lieu de porter du profit au plaignant, lui fait un tort confidérable. De ce que deffus nous requiert acte.
Signé : De La Joute.
(Archives des Comm., n° 3827.)
|
|||
|
|
|||
|
L
ALAUZE (Marc-Antoine de), acteur forain et entrepreneur de spectacles, débuta en 1701 au jeu d'Alard et de la veuve Maurice. Il y remplissait les rôles à'amoureux et dansait dans les ballets. Lorsqu'à la foire Saint-Laurent de 1706, l'association d'AIard.et de la veuve Maurice se rompit, Lalauze resta avec Alard et prit les rôles à!arlequins. En 1711 il s'associa avec son directeur, mais la mort d'Alard,.arrivée à la fin de la foire Saint-Laurent de cette année, mit un terme à leur exploitation. En 1712 Lalauze s'engagea chez Octave, qui avait recueilli les débris de la troupe d'Alard et resta chez lui jusqu'en 1716. A cette époque, il alla donner des représentations en province, et ne revint à Paris qu'à la foire Saint-Germain de 1720, où-il ouvrit avec une .permission de l'Opéra, un spectacle avec Restier le père, et y fit représenter le Lourdaud d'Inca, opéra comique en un acte, en prose et en monologues, avec un divertissement, par Fuzelier, précédé du Camp des amours et du Charretier du Diable, pièces du même auteur. L'année suivante, Lalauze obtint le privilège de l'Opéra-Comique en société avec Pierre Alard, Mllc d'Aigremont, Baxter, Maillard et autres, mais leur exploitation fut si 'malheureuse qu'ils durent y renoncer. Voici le titre de quelques pièces qu'ils firent représenter sans aucun succès : la Guitare enchantée, opéra comique en un acte, par Carolet ; le Triomphe de Plutus, opéra comique en un acte, par Dupuy, la Fontaine de Jouvence, opéra
|
|||
|
|
|||